Vieillesse
La définition de la vieillesse est délicate à arrêter : est-on vieux à partir d’un certain âge ? 40 ans la première fois qu’un adolescent dénigre ses parents ? 60 ans lorsqu’on est à la retraite ? 75 ans lorsque les autres usagers doivent nous laisser leur place dans le métro ? 85 ans lorsqu’on s’appelle « very old » dans les publications anglo-saxonnes ? 100 ans comme dans bien des chansons ? Ou encore lorsqu’on se retrouve à plus de deux écart-types de l’âge moyen statistique de son pays ?
Le gériatre définira la vieillesse comme l’ensemble des causes qui entrainent une perte d’autonomie ou d’indépendance. Généralement, elle est donc synonyme de polypathologie : c’est cette dernière tranche de vie où les différentes maladies chroniques accumulées par un être humain entrainent la perte de certaines fonctions et l’impossibilité constatée ou ressentie de faire tout ce que le sujet voudrait.
L’âge de survenue est donc extrêmement variable et aura une durée encore plus variable : la génétique a un rôle, mais bien plus encore le soin qu’on aura eu pour sa santé et la présence de différentes intoxications. La vieillesse aura tendance à survenir beaucoup plus tard et à être plus courte chez ceux qui auront fait attention à leur santé, par exemple.
Quoiqu’il en soit, la vieillesse n’est pas due à l’âge, mais plutôt à la somme des évènements vieillissants qui seront survenus pendant toute l’existence. Et ce n’est pas la vieillesse qui explique les symptômes dont se plaignent les vieux, mais l’inverse : chaque maladie responsable du vieillissement peut être soignée, il ne faut jamais être fataliste en attribuant les maladies à « la vieillesse » et en se privant ainsi de soins efficaces.